La douleur émotionnelle (ou physique) peut nous amener à utiliser des substances ou tout autre moyen pour diminuer la charge émotive ou le mal au corps. Moyen qui, avec le temps conduit souvent vers la dépendance.
Cette dépendance fait que le mensonge, l’évitement, la non prise en charge de soi-même sont très présents.
Il est souvent difficile d’admettre ses problèmes car la peine, la déception (pour ne nommer que celles-ci) garde la personne dans la dépendance. Une transformation de la réalité s’opère, l’amenant de plus en plus loin dans sa descente.
La personne dépendante fréquente d’autres dépendants pour ne pas avoir à justifier ses comportements, de cette façon elle se sent moins problématique, le cycle d’assuétude impacte alors le mode relationnel. De plus, cela l’amène à faire un focus sur les autres qui ont plus de problèmes donc elle évite de se regarder en travaillant sur les autres.
Personne ne voulait ces problèmes au début, on les augmente au fur et à mesure. Le sevrage de cette mauvaise habitude fait mal, mais beaucoup moins que la dépendance elle-même et les problèmes qu’elle génère.
On doit réapprendre à vivre sans, et réapprendre à gérer ses difficultés. La dépendance fait qu’on se ferme les yeux sur la réalité, on devrait les garder ouverts pour ne pas qu’ils se ferment définitivement.
Gerry St-Hilaire, un humain peiné de voir les gens se faire mal ou se détruire.