Dépendance aux drogues

Dépendance aux droguesQu'est-ce que la dépendance aux drogues?

Chaque jour, depuis trois mois, Mylène et sa gang se rejoignent chez Jonathan. Ils consomment ensemble plusieurs drogues (cocaïne et speed la plupart du temps) pendant toute la nuit. Mylène dit qu’elle doit en prendre toujours plus pour ressentir l’effet désiré. Il lui arrive même dans la journée d’en prendre car elle ressent un manque. Sa sœur, Sophie, lui a parlé de sa consommation qui devient de plus en plus problématique, mais Mylène ne voit pas de problème du tout.

Plusieurs drogues (à l’inclusion des médicaments sous-ordonnance) peuvent être propice à développer une dépendance. En consommer de manière sporadique ne signifie pas qu’une personne est dépendante, mais il faut toutefois être alerte aux signes et symptômes liées à la consommation de la personne.

Tout comme lorsque nous parlons de consommation d’alcool, consommer de la drogue n’est pas en soi un problème. Il en devient un problème lorsque la personne vit des répercussions diverses soit sur son fonctionnement personnel, social, familial, scolaire, professionnelle et sur sa santé physique et psychologique. Une personne présentant une dépendance à la drogue vit ce type de dysfonctionnement et peine à retrouver l’équilibre au plan de sa vie.

Voici une liste des types de drogues :

  • le cannabis (aussi appelé «marijuana», herbe ou «shit»)
  • les hallucinogènes (LSD, champignons magiques, etc.)
  • les inhalants (colle, essence, etc.)
  • les opiacés (héroïne, oxy, etc.)
  • les sédatifs (médicaments sous ordonnance tels que Ativan, Valium, Xanax, etc.)
  • les stimulants (cocaïne, métamphétamines, etc.)
  • le tabac
  • la caféine

Quels sont les signes?

Voici une liste de 11 critères décrivant les comportements d’une personne abusant ou étant dépendante de l’alcool. Il faut toutefois spécifier que la personne doit avoir deux de ces critère sur une période approximative de 12 mois.

  • Prise de drogue en quantité importante et sur une période plus longue que prévu.
  • Présence d’un désir persistant de diminuer ou de contrôler l’usage de drogue ou présence d’efforts infructueux.
  • Quantité de temps importante consacrée à obtenir ou utiliser la drogue et de récupérer des effets de la consommation.
  • Une envie, un fort désir ou un besoin de consommer de la drogue.
  • Manquement au plan des obligations majeures, au travail, à l’école et/ou à la maison.
  • Présence de problèmes sociaux ou interpersonnels, persistants ou récurrents causés ou augmentés par les effets de la drogue et continuité de l’utilisation de la drogue malgré ces conséquences (p.ex : conflits avec les membres de la famille, conjoint(e), mensonges, etc.)
  • Abandon ou réduction des activités sociales, professionnelles ou de loisirs causées par la consommation (absentéisme au travail, ne fréquente plus ses amis, ne va plus s’entraîner comme il le faisait chaque semaine, etc.)
  • Usage de drogue dans des contextes physiquement dangereux.
  • Continuité de la consommation malgré la présence de problèmes physiques ou psychologiques persistants ou récurrents causés ou exacerbés par la drogue.
  • Présence d’une tolérance à la drogue : besoin de plus en plus grand d’une quantité d’alcool élevé afin d’obtenir l’effet désiré.
  • Présence de sevrage.

Vous reconnaissez ces signes?

Quelles sont les conséquences de l'abus ou de la dépendance à la drogue?

Tout comme dans la section portant sur l’alcool, la dépendance et/ou abus de drogue entraine des conséquences au plan de la santé physique et mentale, et sur l’environnement général de la personne (familial, social et professionnel). Également, au plan financier et judiciaire, des conséquences peuvent s’en suivre.

Dépendamment de la drogue utilisée, les conséquences peuvent différées.

Voici quelques conséquences causées en fonction du type de drogue :

Perturbateurs/hallucinogènes (par exemple : cannabis, champignons, kétamine, LSD, MDMA (ecstasy), PCP (mescaline)) :

  • agitation;
  • anxiété;
  • confusion;
  • panique;
  • paranoïa;
  • hallucinations;
  • psychose;
  • instabilité émotionnelle;
  • troubles du rythme cardiaque;
  • mort

Dépresseurs (par exemple : alcool, benzodiazépines (tranquillisants et somnifères), codéine, GHB, héroïne, morphine, fentanyl) :

  • perte de jugement;
  • perceptions sensorielles diminuées;
  • trouble de la coordination;
  • troubles cardiaques;
  • coma;
  • difficultés respiratoires;
  • mort

Stimulants (par exemple : amphétamines, cocaïne, méthamphétamine) :

  • agitation, hyperactivité;
  • tremblements;
  • fièvre;
  • confusion;
  • insuffisance rénale;
  • paranoïa;
  • troubles cardiaques (infarctus);
  • coma;
  • accident vasculaire cérébral (AVC);
  • mort.